Shores Of Null - Homesick
Shores Of Null, voila un nom que je vois passer dans des lignes depuis plusieurs années déjà, rien d'etonnant a cela le doom/death des Italiens en est a son cinquième album après "Quiescence" en 2014, "Black Drapes for Tomorrow" en 2017, "Beyond the Shores (On Death and Dying)" en 2020 et "The Loss of Beauty" en 2023. Et c'est donc avec grand étonnement que je ne me suis pas plus penché sur le combo celui-ci officiant pile dans le doom/death (ou inversement) que j'affectionne tant.
"Homesick" débute d'ailleurs sur une forte influence Paradise Lost avec une voix que l'on penserait venir d'un imitateur de Nick Holmes, mais heureusement cela pour une courte durée. Et ce premier titre marquera également une empreinte assez profonde de refrains accrocheurs qui pour beaucoup rappellerons également ceux des Finlandais d'Amorphis ce qui nous donne également une petite influende folk pas désagréable sur la totalité de l'opus.
Ces influences de Paradise Lost et d'Amorphis nous continueront de les sentir tout autant long de "Homesick" avec son chant qui oscille entre clair et pur death et ces refrains si reconnaissables dans le style et l'on peut penser rapidement en faire le tour de ce nouvel album tant la formule est usée jusqu'à la corde et l'on pourrait penser également du coup que le groupe allait tourner en rond jusqu'a la derniere note mais c'est sans compter des titres plus rentre dedans comme "Bleed to Life", "Another Breath" et ses blastbeats qui réveilleront l'auditeur de sa torpeur de qui en font l'un des titres les plus violents de l'album sans compter "Disappear" qui finira ce dernier de la meilleure façon qui soit dans le style.
Heureusement également cette formule se pare de passages plus ambiancés comme sur "The Numbing Void" (et son chant pourtant en pure brutalité) qui sombre dans le plus profond des doom metal avec son accompagnement de violon qui pourrait faire penser a My Dying Bride et également l'ajout de clavier sur l'intro de "Dreaming of a Scar" qui donnera une note de douceur a la composition mais surtout "The Numbing Void" qui nous plonge dans le plus abyssale des death/doom ou l'on se frotterait presque a un Esoteric avec cette touche funeral doom. Je rajouterai également "Son of the Tide" avec ses vocaux entierement grunt a part sur le planant refrain.
Voila il est aisé de faire le tour de "Homescik" pour les fans de Paradise Lost et Amorphis qui fait donc de cet album un pur joyaux pour les fans des deux groupes et qui sied parfaitement a cet automne enfin naissant.

