Scream 7
On pensait connaître la formule. mais Scream 7 décide de la fissurer… en plein milieu du film. La saga reste fidèle à ce qui fait son ADN : des meurtres inventifs et graphiques, une tension constante, et ce plaisir un peu sadique de deviner qui survivra. La mise en scène de Kevin Williamson est impeccable, et le film, tout en restant fun, ose un twist inédit qui bouscule la mécanique habituelle des Ghostface, transformant temporairement le slasher en une enquête plus intense et imprévisible.
Côté personnages, l’évolution de Gale (Neve Campbel) est une vraie réussite : après plusieurs films où elle stagnait, elle prend enfin une dimension intéressante, apportant du relief à l’histoire. Les autres personnages, en revanche, restent un peu impersonnels : quelques répliques amusantes ou touchantes, mais dès qu’ils disparaissent, on s’attache peu à eux.
Le film se distingue aussi par son ton : moins méta qu’à l’accoutumée, presque premier degré, ce qui le rapproche d’un slasher classique. C’est efficace, mais le manque de contexte sur certaines motivations rend la fin un peu abrupte et “WTF” comparée à Scream 6, où l’excès était pleinement justifié par le discours meta sur les franchises.
Au final, malgré ces petits ratés narratifs, Scream 7 fonctionne très bien : divertissant, inventif et audacieux, mais imparfait. Il aurait juste mérité quelques scènes supplémentaires pour pleinement exploiter ses idées et en l'état plaira d'avantage aux fans de slashers purs et durs qu'au grand public et aux fans de Scream uniquement. En gros : un bon slasher, mais un Scream moyen.


