Slave One - The Seraphic Conspiracy
Il est de mon devoir d'assumer le fait qu'en 2020 nous étions passés complètement a coté du deuxieme album de Slave One, 'Omega Disciples", mon chroniqueur du moment ayant donc fait l'impasse sur sa sortie a l'époque via Dolorem Records. Mais voila que six ans après (et un split avec Voorhees en 2024) les Français nous reviennent enfin avec un nouvel album en début 2026 "The Seraphic Conspiracy" chez la Crypt Of Dr Gore que je ne pouvait manquer sous aucun prétexte.
Et l'on peut dire qu'un sacré pas a été franchit entre les deux opus. Déjà la production et le mix de Frederic Gervais sont tout simplement dantesques et il faudra se cramponner a ce qu'il y a de plus proche de vous pour subit la force tellurique de cette dernière et ce que ce soit en up ou downtempo (qui sont les plus fréquents). Dés "A Sigil Traced With Coal" l'on ressent cette production deux fois plus massive qui nous permet de nous plonger dans l'occultisme noir (pléonasme ?) de Slave One ou la baffe technique est toujours aussi présente mais plus concassée pour former un monolithe géant. Pour moi nous ne somme pas si éloignés que ca d'un Immolation qui aurait décidé d'assener une autre baffe sans concession ("Daeva (Avestan Vortex").
Nous pénétrons également un univers dissonant ("Daeva Avestan Vortex", "Sulphur", "The Seraphic Conspiracy") ou rares sont les groupes qui nous donnent tant l'impression de pénètrer dans une dimension parallèle ("Ash-Covered Guru" et son dernier tiers tentaculaire). De plus sur "The Seraphic Conspiracy" le groupe ne donne pas dans le death metal bête et méchant comme vous avez pu le comprendre en restant dans une ligne directrice ou celui-ci sait varierr le riffing.
Mais dés "The Adversarial Path: Profane" et ce très court titre qui sert d'introduction a la trilogie "The Adversarial Path" nous pénétrons encore une nouvelle dimension avec en guest Seb Tairb et un solo qui décidément n'est pas de notre monde. Sur "The Adversarial Path: Theistic" avec la en guest Frederic Gervais le mode rouleau compresseur est plus que jamais en activation pour ratiboiser toute fore de vIe accompagné de passages plus aériens pour une parfaite combinaison. "Après Nous, le Néant" clôture le tout avec une frappe méthodique inouïe tout en restant la aussi dans le downtempo.
Comme je ne regrette pas d'avoir rattrapé mon retard vis a vis de Slave One tant "The Seraphic Conspiracy" nous fait plonger parmi ses disciples avec son death metal comme l'on en étendant rarement d'aussi monolithique tout en offrant de riches idées. Pénétrez donc la dimension Slave One vous n'en ressortiez pas indemne et vous aurez déjà l'un des tous meilleurs album de death metal de ce début d'année.


