No Terror In The Bang - Existence
Deux ans après leur second album "Heal" que j'avais plutôt encensé, No Terror In The Bang frappe encore avec leur nouvel EP "Existence", et je dois dire que c’est à nouveau un vrai feu d’artifice de riffs et d’émotions en seulement cinq titres. Si on peut être un peu déçu qu'ils n'aient pas attendus d'avoir plus de titres pour revenir, à l'écoute du disque, on est enchantés, il y a un tout cohérent qui justifie amplement format.
Dès "Moon", on sent la patte du groupe : up tempo, alternance entre chant rock et growls, riffs énormes qui naviguent entre nu metal et passages plus bourrins, un vrai rollercoaster sonore. Avec "Heroine", on change de registre, le morceau débute acoustique, chant doux façon pop indé, avant une accélération massive qui m’a rappelé Slipknot. Le contraste est saisissant, mais le titre reste homogène malgré tout.
Puis vient "GOAT", probablement le morceau le plus intense : gros son death qui alterne avec des passages mélancoliques, comme si deux morceaux cohabitaient en boucle. Les influences hardcore sont flagrantes et l’alternance chant clair/growl est encore plus marquée qu’avec "Moon". "Human Race Kills" m’a frappé par son intro nu metal, qui m’a fait penser à du Eths, mais en anglais, et surtout par son pont magnifique, qui apporte un sentiment à la fois désenchanté et accrocheur. Mon titre préféré de l'EP.
Et enfin, "Chasm" ouvre avec une nouvelle intro douce, rappelant certains titres de The Gathering période "Mandylion", avant de basculer sur un riff lourd et growlé, plus doom que rapide, avec une voix cassée parfaitement dosée et parfois plusieurs couches vocales superposées. Le pont évoque même un peu un vieux morceau de Gojira, ce qui surprend agréablement.
La vocaliste reste une force incroyable, capable de passer du chant pop au growl, en passant par des lignes aériennes et rock, avec tellement de nuances qu’on se demande parfois si le groupe ne cache pas deux autres chanteuses. Aucun titre ne faiblit ici, chaque morceau est un vrai banger, et l’EP se consomme à la vitesse de la lumière. À la fin, on se surprend à le remettre au début immédiatement, avec ce goût de trop peu qui laisse déjà attendre la suite avec impatience. 5 titres, 5 bangers, donc logiquement la note finale adéquate.


